Mercredi 9 septembre 2009 3 09 /09 /Sep /2009 16:45

Certaines réactions, tardives mais insistantes, suite à la publication de notre article « Le cheval, vous l’aimez comment ? » (deu9 08 deu009), nous oblige à apporter quelques précisions. D’avance, veuillez excuser le caractère anonyme et impersonnel de cette réponse. En avons-nous après la carnasserie ? Absolument pas. D'ailleurs, certains membres de la Ligue sont, hasard ou infortune, nés avec du bien, et comptent par droit reconductible parmi les membres du Jockey Club (d’où parfois le retard dans l’actualisation de ce blog, trop souvent confié à des exécutants issus des travailleurs pauvres, aux gros doigts gourds, mais de bonne volonté).  Cet amour du cheval s’étend aussi aux licornes, même si nous prenons soin de faire le distinguo.

Et puis, il y a autre chose. Qu’est-donc que la Ligue Deu, sinon un coup de sabot (mdr) porté à la forteresse, à la fois résistante et molle, de l’édition, mmm ? (Non, Don Gui, aucune réponse souhaitée). Oui, c’est bien là son rôle, la ligue Deu est comme un cheval de Troi.

 

Maintenant, parlons des oiseaux.
Je ne sais pas pour vous, mais cela donne envie d’acheter les livres rien qu’à la couverture. La Ligue ne sait pas ce que valent les plumes dedans, mais celles dessinées sont très chouettes ! Pour sûr, les illustrateurs mériteraient de devenir professionnels.

Par Joe l'indien
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Samedi 5 septembre 2009 6 05 /09 /Sep /2009 14:20

Notre ami Pierre G., directeur de revue légère mais pas polissonne, a été l’objet d’une « rencontre ». Par chance, son autoradio, d’un modèle obsolète, a enregistré ce curieux échange sur une vieille cassette de Frankie Vincent. En voici la teneur. Message des dieux ? Cryptogramme alien ? Baragouin satisfait ? La ligue Deu, refusant tout dogmatisme, se garde bien de répondre…



 

C’était après une Convention française de Science-fiction 2009. J’étais en voiture, je roulais de nuit, quand tout à coup mes phares isolent une silhouette sur le bord de la route. C’est quelqu’un que je connais ou un autostoppeur, peu importe. Celui que j’appellerai le « Chemineur étoilé » grimpe et nous traçons sur le mince ruban d’asphalte.

 

*** Début de l’enregistrement***

« Pierre G : vous allez où ?

Chemineur étoilé : la vie est comme une autoroute, l’important est de trouver sa voie.

P.G. : Sûr, encore que je suis agacé par les glissements de la sémantique.

C.E.  : Ça glisse, en effet. Il a plu. Regarde devant toi.

P.G. : Ce n’est donc pas qu’une formule ?

C.E.  : Non, la science-fiction est un langage.

P : Oh putain ! »

 

*** Pause ***

Le Chemineur étoilé a posé sa main sur ma cuisse.

 

*** Reprise ***

« C.E. : Désolé. Rien de personnel.

P.G. : Pas grave. Tu disais ?

C.E.  : La science-fiction est un langage.

P.G. : Si je te suis bien, et arrête-moi si je me trompe, tu ne fais que résumer les travaux des universitaires qui, comme Irène Langlet – elle aussi présente à la convention– dans son ouvrage La science-fiction. Lecture et poétique d’un genre littéraire, ou Art Evans (que nous avons rencontré à la Convention mondiale de Montréal), directeur d’un laboratoire d’études sur la littérature de science-fiction, à l’Université de l’Indiana, qui publie trois fois par an Science Fiction Studies, consacrent leurs recherches à la science-fiction et y voient en effet ce tissu de signes, de codes, de structures récurrentes qui en font un langage.
C.E.  : Tu as du Paracétamol ?

P.G. : Dans la boîte à gants. Mais par langage, tu entends une toile d’aragne de textes ?

C.E. : Plutôt quelque chose qui sert à raconter des histoires.

P.G. : C’est limite chelou, ton truc. Comment on fait ?

C.E. : La question semble stupide tant elle relève de l’évidence – tout le monde sait ce qu’est une histoire, mais elles semblent si dissemblables les unes des autres qu’on oublie qu’elles obéissent toutes à quelques principes simples et essentiels.

P.G. : Bordel, tiens le volant, faut que je prenne des notes.

C.E. : En toute chose, il y a un début et une fin.

P.G. : Et ça serait outrepasser ta pensée que de supposer aussi un milieu ?

C.E. : Tu es bien celui que j’attendais. Le principe est valable pour toutes les histoires.

P.G. : Attends, attends, on va partir de deux. Nous trouvons ici deux récits très différents, mais qui l’un et l’autre, en conduisant le lecteur à ajuster son regard à celui des personnages – et j’utiliserais volontiers le mot « caractères » qui n’est un anglicisme que pour ceux qui ignorent La Bruyère – nous emmènent dans leur univers, étrange, chaotique, dans le cas des boucles temporelles de Stanchfield, mélancolique, grave et tellement humain pour celui de Caselberg.

C.E. : Finalement, je vais me taper la plaquette.

P.G. : Mais qu’est-ce qu’expose une histoire ?

C.E. : Une situation. On ne peut pas raconter d’histoire où il ne se passe strictement rien.

P.G. : Tu rigoles ? Faut que je te file un exemplaire de ma rev…

C.E. : Non, fils. Il est dramatique pour le récit de développer une intrigue qui ne connaîtra pas de résolution. »

Vas-y Frankie, c’est bon,

Vas-y Frankie, c’est bon, bon, bon !

*** fin de l’enregistrement ***

 

Par Joe l'indien
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Jeudi 3 septembre 2009 4 03 /09 /Sep /2009 23:00
C'est emplis d'une fierté légitime que nous avons envoyé deux des plus fidèles chroniqueurs de notre Ligue Deu ont assister hier soir à une avant-première manifestement exlusive de Avatar, le nouveau film de James Cameron, projeté dans ses studios secrets de Kapuskasing, Ontario. Et c'est avec une grande impatience que nous avons ouvert leur premier (et unique, une tempête imprévue ayant manifestement paralysé le réseau local) mail de compte-rendu. Las ! Le nouvel opus du timonier de Titanic, malgré sa teneur garantie en fantasy, ne semble pas avoir tenu toutes ses promesses.
Avertissement : ce compte-rendu n'engage que ses auteurs, par ailleurs éreintés par le décalage horaire.

De : Ontario (de Janeiro)
A : Le Comité Exécutif de la Ligue Deu

Objet : Avatarte à la crème

Texte : les mecs, ce film est un putain de joke, sérieux, c'est bourré de mecs en bleu nuit, genre des elfes bisex on bikes, et on a rien panné de chez rien, je veux dire, N. a ronflé pendant toute la première partie du bodule because les acides de J. mais putain je suis pas sûr que ça aurait changé quelque chose s'il avait eu les yeux ouverts ? et moi je valais guère mieux - le compte-rendu, ok mec, c'est ti-par et y a un truc que je veux dire tout de suite, c'est que c'est un film de ouf sérieux votre truc, je veux dire bon, y a des mecs ils sont bleus avec des oreilles pointues et des épées, c'est la grande course dans la forêt, Ko-Lantha inze Lorien filmé caméra au poing et les lasers fusent gaiement entre les branches des putains de palétuviers mais au final so what ? ah ouais si il y a des dinosaures ils courent en ouvrant un large bec
plus y a des meufs on dirait trop le SDA avec une touche de final fantasy si le Japon avait été annexé par des putains de hippies roulés dans de la confiture de myrtille et, je veux dire, y a des moments c'est le bon trip quoi mais ensuite [edit]. les règles de la dramaturgie telles qu'édictées récemment sur un site ami semblent respectées à la lettre parce qu'il y a bien une fin et un début mais à part ça c'est pas précisément la fiesta, les persos sont tous plus chelous les uns que les autres ils sont - putain, les mecs, ils sont trop virtuels, quoi ! c'est la mort assurée pour les petites productions à la française, ce truc, on attendra quand même le jeu vidéo pour se forger un avis persistant - et à un moment je ne sais pas mais on croirait un croisement entre Abyss et le Livre of the jungle, en admettant que Mowgli fasse 2m20 et qu'il porte, genre, un fuckin shotgun, okay ? et le temps que ça défouraille un peu le putain de movie était terminé, on est restés plantés 2h69 devant l'écran noir de chez noir et Jamie n'était même pas là, enculé de Cameron, mais on a eu des t-shirts courtesy of the production, on pourra toujours se torcher avec s'ils passent la douane (which would be frankly amazing considering the fuckin blood stains that stayed on it after the bloody party &

Voilà, c'est la fin, un peu abrupte mais comme nous le disions, la tempête, tout ça... Alors, d'accord, pas d'accord ? Est-ce que vous aussi vous attendez malgré tout Avatar avec impatience ? Est-ce que vous pensez que ça va être le meilleur film de tous les temps et que le genre de l'ImagInaIre va être sauvé une fois pour toutes par Hollywood ? Donnez votre avis, nous l'attendons avec impatience !

http://www-2.crispygamer.com/blogs/image.axd?picture=2009%2F6%2Fjames-cameron-avatar-poster.jpg
Par Joe l'indien
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Mercredi 2 septembre 2009 3 02 /09 /Sep /2009 21:45

C’est la rentrée, et il faut faire le tri. Habitée par les plus belles résolutions, l’une de nos  fidèles supporteuses, animatrice de leblogueajeannecaisse, a vidé ses placards pour nous faire parvenir un lot de T-shirt « Bellaing 2006 » à destination des enfants soldats du Congo (continuez les gars !). Mais elle a aussi vidé sa corbeille, car le paquet était assorti d’un magnifique poème en vers libres :

 


 

L’INSTITAUTEURE

 

C’est moi l’institauteure,

Qui me lève de bonne heure,

Pour faire monter le levain,

Des lecteurs de demain.

 

Oh, d'abord  ils tiquent,

Ch'tiot' biloute a un peu peur,,

Car ce n’est pas du fantastique,

Ni même de l’horreur.

 

Et pourtant le manuel,

Aux pages ornées de mots,

Comblera Cindy ou Manuel,

Et gommera leurs maux.

 

Car la lecture est magique,

Pour les jeunes et les vieux,

Son pouvoir est mirifique,

Et fait bien des envieux.

 

Elle nous parle de la Nature,

Des chats perdus, des hippophiles,

De ceux qui souffrent des bitures,

Ou sont victimes des pédophiles.

 

C’est pourquoi en terre du Nord,

J’écris, je lis, le tout d’une traite,

Institauteure jusqu’à la mort,

Ou au moins jusqu’à la retraite.

 

Jeanne Caisse

 

 

 

 

 

 

Par Joe l'indien
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Mercredi 2 septembre 2009 3 02 /09 /Sep /2009 20:19
Une lectrice assidue mais néanmoins anonyme nous met en garde :

I won’t repeat so please, listen carefully !

Je vais vous la jouer one way ticket, le sujet ne méritant pas que je m’y attarde.

Je ne dis pas que la Ligue Deu est un mal.
Non : - )
Je ne dis pas que c’est un bien.
Neither.
Disons que… les deux concepts se heurtent / bastonnent, à la Mitchum in NoftheH
Et que le goal, pour vous, c’est d’arriver à faire parler de votre TWO League (or TW League ?).
Si possible, dans tout le WWW (Wizard of the Wonderful World ©).
Ce job exige un… fichu trademark. Et je ssssais, mes précieux, que mon graal / anneau de pouvoir vous… tente. Je sais que je suis un "auteur bankable" (ieurk !). Et qu’un bless / spell / appel de ma part ferait bondir vos sacro-saintes *statistiques*.

Mais (alas ?) je fais (aussi ?) partie de ce (petit ?) nombre de gens qui entretiennent l’illusion délirante d’avoir de… vraies relations avec de… vraies personnes. Ceux qui me lisent, ceux qui m’écrivent. Ceux qui me supplient de… continuer à publier. (Oh no-no-no ! )
Avec ceux là, hmmm… oui, je veux bien communiquer (communthinker ?). Mais avec les autres ? Mais avec *vous* ????
No ©

Certes.
Mon silence actuel peut, je le comprends bien, renforcer le sentiment d'incompréhension et d'angoisse qui semble s'être emparé de la Ligue Deu.
Mais je *veux* m’en tenir à mon, hmmm… credo de vérité, d'honnêteté et d'intégrité artistique. Et cela exclu tout compromis (hem) avec toute ligue, whatever le numéro. Et whatever l’urgence que vous en ressentez.
C’est *votre* problème.
Not mine.

Je comprends qu’un « auteur-phare » vous serait utile sur le grrrrrand marketplace de la vie, oui. :-D
Mais il y a un moment où il faut faire l’accord avec sa conscience.
C'est ce que je dois faire.
C’est ce que je… vais faire.
Hopefully.

Stay cool, guys !
Ne faites pas dans le push-over-the-rainbow, ne lockez pas votre blog et surtout... ne le faites pas... *pour moi*. O_o
Allez bien, "braves gens". :-)
Respirez.

Je vous assure que je suis top sorry de mon futur silence / absence / abstinence sur votre blog.
Mais inutile de me… solliciter.
Je ne répondrai pas.
I know, je devrais, par solidarité / humanité. Et je le sais. Juré. Mais voilà...
J’ai d’autres… *priorités*.
Quelque part, après toutes ces years à jouer la Mother of Punk du Dom, well... je conçois que ça trouble. Huh? Ce silence annoncé.
Alors... why ce message, now ?
Je soupire, j'avoue.
Je sais, c'est weird.

Ma bal fait « bing ! », mon twitt fait « bang ! », mes MS font « wiz ! », les forums fightent. « On » me signale que votre équipe s’étonne de mon silence / refus de parole.
"Wahou, elle recommence ! "
Yes, I did.
And I will did it again and again.
Jusqu’à ce que vous… compreniez ?

Je suis lasse qu’on essaye d'utiliser mon image "top sulfur" pour booster des statistiques (et vendre les pubs plus cher). Je zappe. J’ai déjà zappé.
Je *vous* zappe.
Inutile de me demander.
Je ne dirai rien.

Votre, hmm, besoin de vous définir par en pour "avec" ou "contre" moi.
So sad.

Donc.
Il se trouve que j’ai… une vie ?

« On » me signale des MST (Mutual Suicidal Temptations).
Je voudrais, vraiment, être capable de m'en émouvoir. Mais non.
Juste ça.
Grandissez un peu. Et allez de l'avant, all of you.
Sans moi.
Prenez le facile ; - )

Bye, dearests.

Honey and biz

GW


Nos plus fins profilers se perdent en conjectures. GW ? Games Workshop ? Grand Walou ? Guild Wars ? Giga Watts ? Quoi qu'il en soit, ladite GW - car nous avons pu au moins établir qu'il s'agissait d'une femelle, et de première grandeur - nous exhorte visiblement à l'action. Message reçu, ô prêtresse mystérieuse. Nous grandirons. Nous traquerons la médiocrité jusqu'à ses terriers les plus insoupçonnés. Nous ferons la guerre aux terres arides et aux quêtes sans saveur, tu peux compter sur nous. Et dès que nous aurons établi ton identité avec toute la précision nécessaire, nous t'en faisons le serment : nous arrêterons de parler de toi.

En attendant, un peu de publicité gratuite.



Lisez ce livre ,il est très bon.
Merci.

Par Joe l'indien
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  • : Notre ambition : vous servir au mieux des intérêts des littératures de l'imaginaire et promouvoir le genre par tous les moyens mis à notre disposition et quels que soient les coûts engagés. Pour toute offre de partenariat merci de nous contacter par des biais privés. Merci !!!
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